Objectif : réinvestir les connaissances

I) Les auteurs des fabliaux

Au Moyen-âge, la diffusion des textes se faisait principalement grâce à l’oral. Les textes étaient écrits, le plus souvent anonymement, en ancien français, et des conteurs les récitaient devant la Cour, accompagnés d’un instrument de musique. Ils allaient de châteaux en châteaux pour raconter leurs histoires, c’est pourquoi on dit qu’ils sont des artistes itinérants.

Il existait deux noms pour ces artistes :        - au Nord : les trouvères
                                                             - au Sud : les troubadours

Le ménestrel est un jongleur très favorisé puisqu’il loge dans le château de son seigneur, qu’il est chargé de divertir.

II) Le fabliau

Un fabliau est un genre littéraire de l’époque du Moyen-Age, qui respecte le schéma narratif, et dans lequel on trouve beaucoup d’allusions à la religion. C’est un récit court qui fait intervenir un nombre restreint de personnages. Ce ne sont jamais des héros, mais des types définis surtout par leur caractère ; ce sont toujours les faibles qui gagnent.
L’action a lieu en un temps limité mais incertain (”jadis”, “un jour”) et dans un espace restreint (souvent, la campagne).

Le narrateur qui est un troubadour (ou trouvère) intervient dans le récit, dans les formules d’introduction et de conclusion.
Le fabliau sert à la fois à faire rire le lecteur (il repose sur une ruse, un quiproquo), et à faire une critique de la société. Il comporte d’ailleurs une morale.

III) Les étapes du récit

- La situation initiale est celle du début de l’histoire. C’est une sorte d’introduction qui présente le héros, les personnages du récit, le lieu du récit…

- L’élément perturbateur est le fait qui bouleverse la situation de départ. C’est cet événement qui déclenche l’histoire.

- Les péripéties sont les différentes actions de l’histoire

- Le dénouement : un événement nouveau va survenir, qui va permettre au récit de se terminer.

- La situation finale est une conclusion au récit. Il y a soit rétablissement de la situation de départ, soit nouvelle situation.

IV) Les valeurs du présent

- Le présent de l’action : dans un récit au passé, on peut utiliser le présent pour mettre en valeur l’action et rendre le texte plus vivant : c’est le présent de narration.

- Le présent utilisé par le conteur, qui ne correspond pas au même présent que celui de l’histoire : quand le récit est au passé, le narrateur peut faire des commentaires grâce au présent d’énonciation.

- Le présent employé dans les dialogues : il évoque un fait qui a lieu en même temps que la parole, c’est le présent d’actualité (être en train de…)

- Le présent de la morale, qui donne à celle-ci une valeur intemporelle : le présent de vérité générale est employé pour une définition, un proverbe, une vérité vraie en tout temps. « Mieux vaut tard que jamais ».